Chroniques

Chronique#38 – « Colonisation : Naufragés de l’espace » de Denis-Pierre Filippi et Vicenzo Cucci

bande dessinée

Jusqu’où l’humanité pourra-t-elle survivre ?
Le futur. Pour faire face à une surpopulation devenue ingérable, l’humanité envoie une multitude de vaisseaux spatiaux à travers la galaxie. À leurs bords, des équipages de colons ayant pour but de permettre à l’homme de survivre, ailleurs. Quelque temps après le lancement de cet exode, une civilisation extraterrestre se manifeste : les Atils. Pacifistes et bienveillants, ils partagent avec les humains leur technologie de déplacement bien plus avancée et leur permettent de s’implanter avec eux sur une quantité d’autres mondes. Beaucoup des premières nefs demeurent alors introuvables, perdues dans l’immensité de l’espace.
Le temps passant, la cohabitation avec les Atils s’avère ne pas être du goût de tous. Certains représentants des deux peuples finissent par se rassembler, allant jusqu’à essayer de capturer les nefs des premiers colons échouées dans l’univers pour vendre leur contenu à prix d’or sur le marché noir. On les appelle les Écumeurs.
C’est pour retrouver les nefs des premiers colons et s’opposer à ces extrémistes d’un nouveau genre que l’Agence forme ses unités d’élite dans laquelle Milla Aygon s’est engagée. Mais lorsqu’elle et son équipe secourent l’officier Clarence Sternis, colon de première génération, aucun d’entre eux n’imagine que leur mission pourrait bien faire basculer le destin de deux civilisations…
Dans la grande tradition du genre, Colonisation est un space opera qui explore aussi bien les recoins obscurs de l’univers que ceux de l’âme humaine. Un récit de SF moderne à grand spectacle porté par une équipe de héros charismatiques, dans la lignée de la récente série The Expanse.

J’ai pris cette BD lors des 48hBD et sur avis de ma libraire. La science-fiction, et ce sur n’importe quel support, est un des genres que je lis le moins. J’avais quelques doutes lorsque j’ai pris l’album mais j’ai une toute confiance en mes libraires pour m’assurer que j’aime à 95% tout ce qu’il me propose. Me voilà donc un soir embarqué sur une navette dans l’espace.

Lorsque que j’ouvre la BD, la première chose qui me saute à la figure est la qualité de l’image et du dessin. J’ai été émerveillé par l’univers dès les premières cases. On retrouve donc une équipe qui ont trouvé une ancienne nef de premiers colons envoyés à travers l’espace pour coloniser d’autres systèmes.

C’est une équipe de « bleus » qui descendent en repérage. Ils ne sont pas titularisés par le gouvernement qui les autoriseront à chercher les autres nefs par la suite. Ils vont donc vérifiés s’il reste des caissons de stase (caissons qui permettent aux humains de rester en sommeil artificiel durant la durée du trajet tout en les projetant dans leurs propres mondes virtuels). Ils réussissent à sauver un colon. Seulement, cette équipe tombe sur une groupe de mercenaires, nommé les « écumeurs » qui prennent des caissons pour les revendre.

L’histoire est intéressante et bien ficelée. Elle m’a de suite rentré dans le monde que ce premier tome nous offre. Les rebondissements dans l’intrigue sont au bon endroit et au bon moment, pour moi. Ils m’ont entraîné dans le rythme d’une histoire dynamique. En plus de cette fameuse histoire de recherche des nefs perdues, la véritable intrigue se cache dans les caissons de stase auprès du Grand Architecte qui n’apparaît que dans les mondes virtuels (une IA ?)

Les personnages ont tous une personnalité bien définie bien que pour le moment pas vraiment approfondis et c’est normal, c’est un premier tome. Il n’y a pas de méchants définis car même les « écumeurs » se montrent sympathiques avec l’équipage. Mais en même temps, le monde n’est pas blanc ou noir mais plutôt en nuances. Des méchants peuvent être gentils et des gentils, méchants. Cela diffère du point de vue.

Point subjectif
Je rajoute ce point parce que j’ai lu beaucoup des avis négatifs (sur différentes plateformes) qui descendent en flèche ce tome de façon insultante :
– qui regrettent de ne pas avoir des méchants-méchants… Mais, voilà, le réalisme de cette BD ! Qui est vraiment méchant dans la vie, des psychopathes pouvaient se montrer aimant dans leur vie personnelle.
– qui n’ont pas compris l’histoire, trouvé la trame insuffisante, le scénario non exploité, brouillon ou incompréhensible… Je suis désolé mais parfois l’intrigue, le scénario, la trame ne sont pas servis sur un plateau d’argent. Parfois, l’intrigue principale est cachée dans les détails et n’est pas l’histoire en elle-même.
– des personnes qui n’ont pas lu le tome entier et qui jugent l’histoire sans avoir fait l’effort de comprendre ce que l’auteur cherche à exprimer. C’est bien beau de relire dix fois, les dix premières pages pour essayer de comprendre, mais si on ne fait pas d’efforts, on ne risque pas de comprendre. Certains univers sont complexes, regardez GoT ! Surveillez les détails, parfois, l’univers est basée sur tout ce qui le modélise.
– les avis qui n’expriment que leur expression négatif sans expliquer ou faibles en arguments. C’est bien joli de jeter des avis négatifs avec des mots en majuscules mais des fois, la justification n’est pas exprimée ou tellement mal, que c’est plutôt l’avis en question qui devient brouillon.

Je tiens à préciser que je respecte tous les avis positifs ou négatifs tant qu’ils sont expliqués avec respect pour l’auteur/scénariste, le dessinateur et l’éditeur. Je voulais faire passer mon point de vue subjectif sur ce que j’avais pu lire dans certains avis.
Ceci reste mon avis. A vous de vous forger le vôtre.

Colonisation : Naufragés de l’espace de Denis-Pierre Filippi et Vincenzo Cucci ♦ Glénat ♦ 2018 ♦ 48 pages ♦ 13,90€ ♦ Genre : Bande Dessinée, Science-Fiction

Très bonne lecture

Cette chronique participe au challenge « Je suis éclectique »

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