Premières lignes

Mes premières lignes#3

Lectio Letalis de Laurent Philipparie

Alexandre ouvrit à la volée la porte de son studio, le visage transporté d’allégresse. Il venait de décrocher un poste d’assistant d’édition dans la prestigieuse maison Paul Gerber. C’était pour lui une formidable opportunité. A vingt-huit ans, il allait enfin réaliser son rêve, devenir un passeur de lumière : un éditeur. Les bras chargés de paquets, il actionna l’interrupteur du coude et fonça dans la cuisine. Ses gestes étaient tellement enjoués qu’ils en devenaient maladroits, prétextes à laisser éclater des rires de joie. Il déposa un énorme bouquet sur l’évier, rangea champagne et petits-fours dans le frigidaire. Dès qu’Aline rentrerait du travail, ils fêteraient ensemble la bonne nouvelle. Elle terminait son internat de médecine à l’hôpital Necker. Les enfants étaient sa grande passion. Elle transpirait la bienveillance maternelle et la force de vie. Cette femme était tout pour lui : son amour, sa source vive, son âme soeur.

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